• lesensdesreves

Créativité printanière

N'abdiquez jamais votre pouvoir.


Nous avons tous le loisir de créer notre vie. Nous regorgeons d'idées. Pourquoi nous laissons-nous embourber au lieu de laisser jaillir notre créativité?


Lorsque j’ai lancé mon projet, celui de mêler l’inconscient, l’écriture, les réalités immatérielles, les rêves et la communication intuitive, l’équicoaching, je me suis trouvée devant une pelote de laine dont je devais patiemment démêler les fils pour en faire un projet professionnel intelligible.

Dans cette entreprise, j’ai fait plusieurs tentatives, j’ai testé des idées. L’une d’entre elles a été de lancer un certain nombre de sondages. Je me demandais quel était le talent ou la compétence dont les gens à qui j'allais m'adresser auraient le plus besoin. Pourquoi ne pas poser directement la question? Ce que je me suis attachée à faire. En dépouillant les réponses à mes sondages, j’ai constaté que nombreuses étaient celles qui témoignaient d’une espèce de divorce intérieur. Les personnes qui m’écrivaient me demandaient comment j’avais fait pour oser me lancer.

Comme si je m’étais jetée dans le vide.

Et tout le secret est là.

Pour illustrer ce que j'aimerais vous dire aujourd'hui, j'ai trouvé ce petit texte de Marianne Williamson ("A return to Love, Reflections on the Principles of a Course in Miracles". Harper Collins, 1992):

" Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C'est notre propre lumière et non l'obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question... Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde. L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres". 

C'est donc ainsi, je me suis jetée dans le vide. Je me suis laissée emporter par un torrent en ne cherchant pas à me sécuriser, à retenir quoi que ce soit, à m'inventer des justifications. J'ai compris qu'en posant des questions sur les compétences et les talents nécessaires, je me trompais. Il n'y a pas de diplôme, de légitimité, de preuves, de laisser-passer à avoir. Il y a juste soi. Etre soi suffit. Etre vous suffit. 

Je m'étais rendu compte que nombreux sont ceux qui passent leur temps à vouloir être conformes. Conformes aux attentes de la société qui les a vus naître, conformes aux désirs de leurs parents ou révoltés par rapport à ceux-ci - ce qui n’est qu’une autre forme de conformité: celle de l’opposition. Conforme aux contraintes apparemment imposées par l’extérieur: le besoin d’argent, d’une position sociale, le sens des responsabilités etc etc… Je suis certaine que vous voyez parfaitement ce que je veux dire.

Dans ce processus d’adaptation au monde extérieur, beaucoup d’entre nous exagèrent. A tel point qu’ils se coupent de leurs désirs et ne savent plus du tout ce qu’ils veulent ni où ils en sont.

J’ai été attristée de constater que même de très jeunes personnes, certains de mes étudiants par exemple, étaient déjà tellement prisonniers du regard de l’autre, désemparés face aux apparentes exigences d’une vie d’adulte qui ne fait pas envie, qu’ils me demandaient conseil à chacun de leurs pas.

Ce besoin de validation par l’extérieur, poussé à l’extrême, est un véritable poison et finit par nous couper de notre source, par nous ôter toute énergie créatrice, ce qui est quand-même un comble quand on y pense: nous sommes par définition des êtres créateurs et mépriser cette aptitude ou l’étouffer c’est faire insulte à notre incarnation.

Ce déni de soi et le jugement qui l’accompagne sont en réalité de l’orgueil.

Avant le saut dans le vide que j'évoquais un peu plus haut, cet orgueil m'a donné du fil à retordre. Et c'est à chaque victoire contre cette masse informe de peurs, d'orgueil, de jugements négatifs que je me suis rapprochée peu à peu de mes désirs et sentie libre de créer ce que bon me semblait... 

Evidemment, je n'ai pas fait ce chemin seule et les rêves m'ont accompagnée pas à pas. Voici l'un d'entre eux:

C’est la rentrée, je suis inscrite dans une classe de bons élèves, comme il se doit. La vérité est que je n’ai pas fait mes devoirs et que j’ai honte d’avouer que je ne suis pas capable de suivre en anglais comme en mathématiques. Je rejoins le collège en car le matin en me demandant comment camoufler mon absence de travail et un retard accumulé impossible à rattraper. Je me sens incompétente et me perds dans les couloirs du collège pour sécher les cours et ne pas être exposée et décevoir. Je préfère passer pour quelqu’un qui n’a pas le sens de l’orientation plutôt que pour une incompétente, tire-au-flanc et décevante. Je me débine. Je passe sous les fenêtres de la classe mais les fenêtres sont si basses que le professeur me voit. Tout le monde se demande ce qui m’arrive et je m’embrouille dans une cascade d’excuses bidon. Pourtant, toute la classe m'accueille à bras ouverts, on m'acclame. 

En voici une interprétation succincte (je ne vous donne pas ici toutes les explications, je vais droit au but et je résume):

La rentrée: une période de renouvellement, un nouveau départ.

Je vais apprendre quelque chose.

A l'époque de ce rêve, j'entame une formation pour devenir interprète de rêves, le sens du symbole coule de source. 

Les expressions visant à me dénigrer foisonnent: incompétente, tire-au-flanc, se débiner, bidon, décevoir etc... C'est un festival! Mon mental, l'orgueil et la trouille du regard extérieur s'en donnent à coeur-joie! Dans le rêve, je fais tout pour disparaître. Pour me rabaisser, me rétrécir. 

Pourtant on m'acclame: le rêve vient m'assurer qu'en réalité, on est très bien disposé à mon égard!

Ce rêve vient me dire tout simplement que mes atermoiements sont déplacés. Mes peurs n'ont pas lieu d'être, elles sont dérisoires au fond. Je fais tout un cirque et le ridicule n'est pas là où on l'imagine. Le ridicule n'est pas de se tromper ou d'avouer ne pas connaître la leçon. Ne pas savoir n'a rien de déshonorant. Ce qui est grotesque, c'est de se préoccuper maladivement de l'effet qu'on produit, de l'image qu'on donne (aux autres ou à soi-même, attention), de ce dont on à l'air plutôt que d'être, tout simplement. 

Etre créatif, c'est être, tout simplement. Et pleinement. 

Vous avez en vous de profondes ressources. De multiples talents. Il y a quelque part toute une classe qui vous attend et vous applaudira. Louvoyer, c'est une perte de temps. Rien ne sert de se baisser pour passer sous les fenêtres. Marchez la tête haute. Nous n'avons aucune raison de nous aplatir, nous sommes, vous êtes, invincibles. 

C'est en tout cas ce que nous disent les rêves, l'expression de notre âme. Si vous souhaitez mieux les comprendre, des formations individuelles sont en cours. Des formations collectives seront en place dès la ... rentrée!

Bien à vous, 

Sandrine




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